Festival Internacional
de Fotografia de Cabo Verde
14 NOV. - 12 DEZ.
Mindelo e Porto Novo
Cabo Verde
OPEN CALL / Artistas Seleccinados

Ishola Akpo[Benim]
Né en 1983, Ishola Akpo vit et travaille à Cotonou. Pendant longtemps, il expérimente les possibilités du numérique et renouvelle le genre du collage. Mélangeant ses thématiques, il joue sur différents niveaux de lectures des images et en fait des métaphores plurielles. Il participe à deux reprises au “Forum Transculturel d’art contemporain de Port-au-Prince” (Haïti) en 2008 et 2011, avec «BAS LES MASQUES !». En 2010, Ishola Akpo est en résidence à Dakar à l'occasion de la Biennale des arts. Il est lauréat de plusieurs prix dont celui de la Fondation Heinrich Böell et de la session Freelens du webdoc (Festival de Photographie de Toulouse, 2012). En 2012, la série «Les redresseurs de Calavi» est sélectionnée au 11ème «Aleppo International Photography Festival» en Syrie puis à Photo Off Paris, Mois de la Photo 2012 et au Festival des nouveaux cinémas documentaires #3 en 2013 (France). Ishola Akpo a participé également aux éditions de Périféeriques # 1 et #2 au Bénin puis au Sénégal. En 2013, Lauréat de Visa pour la Création (Institut Français), il obtient une résidence de trois mois à la Cité des Arts à Paris. Là, il entame une réflexion sur son installation photographique «Pas de Flash s’il vous plait» qu’il présentera plus tard sous forme de performance et d’exposition solo à l’Institut français de Cotonou. Les images mixtes, entre réalité et fiction, restent au centre de son travail. Dans le cadre du Off de la Biennale des arts de Dak’art de 2014, il participe à la résidence Focus Bénin (Wallonie Bruxelles International) qui s’est déroulée à Saint-Louis. Il vient d’être sélectionné au MOONWALKING GWANZA MONTH OF PHOTOGRAPHY de Harare.

www.isholaakpo.com


Pas de Flash, S'Il Vous Plait!, 2013

Jean Baudrillard disait des photographes qu'ils étaient "des écrivains de lumière". Le travail du photographe ne consiste pas seulement à raconter visuellement une histoire. Il s'agit avant tout d'inscrire sa démarche le plus sincèrement possible, dans un univers et de pouvoir révéler ses sujets grâce à la lumière.

Cette série photographique - images recomposées manuellement, corps livrés entre ténèbres et clair-obscur - donne à voir un rituel intime où le photographe se met en scène. Derrière cette injonction anodine (Pas de flash s'il vous plait !), il y a une réflexion sur le corps, matière sujet à décomposition et la lumière comme moyen d'expérimentation. Un passage obligé pour le photographe, comme une initiation qui renvoie à des questions plus universelles.

L'univers dans lequel nous sommes plongés ici rappelle celui d'une fouille archéologique intérieure. Le photographe nous contraint à plonger avec lui, sans savoir ce qui remontera à la surface. Nous fixons des vertiges. A tenter de capturer le sens du voyage. Au risque de prendre les formes d'une autre réalité pour la sienne, il nous demande de voir avec les émotions. L'essentiel est invisible pour les yeux.
Il n'y a pas d'horizon. Tout est ligne de fuite. Chaque pose nous entraîne vers d'autres mondes que ceux qu'elles promettaient au prime abord. Il n'y a pas de pourquoi. Puisque de toute façon, ni l'ombre ni la lumière n'est rédemption.

Giscard Bouchotte
Commissaire d’exposition



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